Culture

Maniac, LA meilleure série de l’année

Tu n’as pas entendu parler de Maniac ? Sors de ta grotte et va donc t’enjailler avec la nouvelle série propulsée par Netflix. Tu auras le plaisir d’y croiser un Jonah Hill méconnaissable et une Emma Stone toujours aussi envoûtante. Ils campent tous les deux des personnages tout à fait paumés, l’une dépressive et l’autre schizophrène, qui participent à un essai clinique autour du cerveau. S’ensuivent moult rebondissements qui ne manqueront pas de te retourner le crâne. Tu veux d’autres bonnes raisons de tomber amoureux(se) ? Suis-moi.

Netflix mon amour

Netflix c’est un peu comme une histoire d’amour un peu nulle. La première fois que tu le vois c’est le coup de foudre. Netflix est beau, Netflix te fait rire, Netflix te fait voyager et rêver. Et puis au bout d’un mois tu te rends compte qu’il n’est pas si ouf, que tu as rapidement fait le tour et que tu as beau fouiller tu ne lui trouves plus rien. Tu laisses tomber Netflix, tu l’oublies et tu retournes draguer ton site de streaming plein de pubs de cul. Et puis un jour tu reçois un message, tout innocent : “Rendez-vous le 21 septembre”. Il t’aguiche le salaud, il sait que tu aimes ça. Les jours passent et l’attente devient bien trop longue. Les jours rallongent et tu ne tiens plus. 19…20…21… Il est là, il est de retour. Le temps d’un binge-loving tu oublies qu’il était un peu ennuyeux et tu retombes dans ses bras. Maniac.

Le coeur qui fait boum et les yeux grands ouverts

Maniac c’est d’abord la justesse du jeu d’Emma Stone et de Jonah Hill, tous les deux captivants. Ils incarnent à merveille la perte et la recherche de soi, les folies passagères et celles qui tiennent au corps. Les yeux d’Annie sont aussi fous que ceux d’Owen sont endormis et si leur jeu est parfois exagéré, il nous permet de nous projeter facilement dans leur personnage et de partager leurs émotions.

Maniac c’est aussi une atmosphère qui te colle à la rétine et qui ne te lâche pas. Le grain de l’image et les plans de New York nous plongent dans le passé et dans le même temps, les couleurs nous invitent dans un rêve à base de champignons à croquer. Le mélange est savoureux et rend cette série parfaite pour cette ambiance automnale qui commence à nous gagner.

Ce savant mélange, on le retrouve également dans l’univers déployé par la série. Les premières minutes sont perturbantes tant les éléments de temporalité, du décor et du monde tel qu’il est présenté ne semblent pas matcher entre eux. On a d’un côté des objets “futuristes”, a.k.a le petit robot qui ramasse les crottes de chien ou encore des simulateurs sexuels plutôt avancés et d’un autre une esthétique telle qu’il est complexe d’en définir un ensemble cohérent. En fait, c’est une série d’anticipation avec un futur tout pété. Aujourd’hui par exemple, on paye pour du contenu en regardant de la publicité. En regardant la pub d’une vidéo Youtube, on finance la plateforme et les créateurs par un modèle faussement gratuit. Dans Maniac, on peut payer toutes sortes de services et de produits, avec pour contrepartie d’être suivi par une personne qui vous débite des annonces publicitaires jusqu’à remboursement des frais engagés. Le digital est devenu physique et c’est tellement absurde que c’en est presque jouissif. C’est d’ailleurs ce sentiment qui parcourt toute la série et qui nous attrape sans jamais nous lâcher.

Une grosse fessée dans ton cerveau  

Quand tu vas regarder le premier épisode de Maniac, un sentiment va vite naître dans ton esprit : cette série est complètement perchée. Grosse erreur l’ami ! Parce qu’au fil des épisodes on réalise qu’elle est tout sauf ça. Alors oui, certains éléments sont purement absurdes, et c’est d’ailleurs un régal, mais la série porte en elle des thématiques très loin de délires fantaisistes. Le deuil, la solitude, la folie, la dépression, un sentiment fort de non appartenance et de marginalité sont mis en lumière dans la série et incarnés par les deux protagonistes. Sans même que l’on éprouve ces sentiments, la série nous renvoie à nos propres démons et nous plonge dans une sorte d’état cathartique aussi troublant que savoureux. Elle prend alors une autre dimension et quand je parle de Maniac à quelqu’un je commence par lui dire : “C’est un peu perché. Mais en fait pas tellement. Mais un peu quand même. Mais…”. Et c’est ce que j’ai aimé avec Maniac, ce mélange des genres. Passé/Futur, Réalité/Fantasme, Haine/Amour, Absurde/Profondeur,… Et paf, ça fait des Chocapic.

En bref, si tu aimes les céréales chocolatées, les héros dépressifs et les aventures un peu folles tu peux te jeter à corps perdu dans Maniac. Et si tu es un être de lumière merveilleux et que tu as déjà vu cette formidable série, La Giclée est là pour toi et te propose une autre découverte miam miam : BoJack Horseman !

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