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Cauchemar en cuisine CROUS #1 : faire des pâtes !

Lorsque l’on quitte sa famille pour la grande ville, lorsque l’on part étudier là où il y a des études, lorsque l’on veut fuguer dans des contrées urbaines pour voir autre chose que la monotonie familiale, il n’est pas rare de se heurter à ce mur fort épineux et pourtant vital, la Cuisine.

Après avoir fait le tour des kebabs du coin, de la pizzeria fadasse d’en face, du japonais de la rue parallèle, du burger collé à la fac et du sandwich fort peu goûtu de la cafét’, il est alors commun de se retrouver fort dépourvu à la fin de la première semaine d’intégration. Chez les étudiants, à l’exception des plus érudits ou des étudiants nés avec un fouet à la main, l’alimentation fait naufrage, elle mute, passant du bon petit souper de la maison familiale aux cartons de pâtes à réchauffer au micro-ondes. Si le début de cet article peut paraître cliché, sachez que mes sources ne sont rien d’autre que du vrai, basées sur des faits réels, sur ma feu première année de fac, sur une observation assidue de mes camarades de promo, et de ceux que je vois aujourd’hui entrer en première année. Je ne me contenterai pas de ce requiem mortuaire énoncé ci-avant. Il est temps d’agir. C’est pourquoi, avec les pouvoirs qui me sont alloués au sein de la Giclée, j’annonce officiellement l’ouverture d’une série d’articles autour de la cuisine étudiante, avec des recettes, des surprises, des fourfanteries, des bouffonades et des paraboles.

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Et c’est pour marquer le coup que nous débutons cette série en trombe (#expressiondes70s) avec un plat que l’espèce étudiante adule, vénère, subjugue et idolâtre, les pâtes. Et par pâtes, j’entends bien sûr toutes sortes de pâtes bon marché, coquillettes, spaghettis, tortellini, et tutti quanti.

Mais avant, une question, elle est dans vos têtes, alors pourquoi ne pas l’énoncer ci-ici : N’est ce pas aujourd’hui redite que de citer les pâtes comme le plat pilier de l’alimentation étudiante ? Pourquoi en faire tout un plat (mdr) ? Mais qu’y a-t-il donc de si bon et de si particulier dans les pâtes pour que tant de générations de siècles en siècles en consomment si fréquemment ? Pourquoi enfin, se poser tant de questions sur un produit si basique et si commun ?

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Si les pâtes sont au cœur de la vie étudiante, c’est avant tout pour son rarissime rapport qualité-prix. Peu chères, elles sont pourtant facilement réalisables. Attention, quand je dis réalisable, ça ne veut pas dire qu’elles seront forcément bonnes, loin s’en faut ! Cela n’empêche pas les traditionnelles pâtes trop cuites, ou pas assez, ou cramées ! C’est d’ailleurs afin d’éviter un nouveau massacre, comme il y en a tous les ans depuis la nuit des temps à la rentrée universitaire venue, que la Giclée m’a envoyé vers vous, chères Gicleuses, chers Gicleurs, un peu comme une espèce de Messie, le Messie de la Pâte.

Les pâtes ont une cuisson à l’eau, comme le riz et la semoule, mais différente. On évitera donc toute tentative de cuisson de pâtes dans un récipient sans eau, au micro-ondes, au four, ou au freezer (même si le freezer c’est froid au final). Même si pâtes rime avec hâte, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi avec, et de mettre la première boite de lessive dedans. Je le rappelle, les pâtes, c’est sacré. On en prend soin. On les bichonne. On les caresse. On tend la pâte. On les nettoie une à une. On en fait un animal de compagnie, en quelque sorte. Puis on les mange.

Pour les lectrices et lecteurs appâté.e.s par le début de cet article, voici imagé dans la vidéo suivante le déroulement de la confection d’un plat de pâtes. Et vous verrez, cuisiner des pâtes n’aura jamais été aussi facile…

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Réalisée par M.L. – Ce n’est pas une publicité pour une marque de pâtes, je pense que vous êtes assez intelligents pour le voir. Et désolé pour les fanatiques qui détestent qu’on casse les pâtes.

 

« Je traverse la rue, je vous trouve des pâtes ! »

Outre la facilité transparente de sa confection, j’ajouterai que c’est avant tout un produit que l’on trouve vraiment dans tous les coins de rue, chez l’épicier de l’angle, dans le supermarché express du bas de l’immeuble, ou tout simplement, comme c’est le cas dans la vidéo, en traversant la rue.

Si vous êtes un novice en la matière, sachez que vous pouvez accompagner vos pâtes au beurre demi-sel avec des petits lardons et des petites échalotes revenus préalablement à la poêle, ou bien avec une bonne sauce tomate en conserve de mamie, ou encore des champignons de Paris mijotés au vin blanc. Mais ça, c’est vraiment pour ceux qui veulent se la péter.

Si l’on considère que les pâtes paraissent les plus rapides, avec une sécurité gustative suffisamment consistante pour être fait 14 fois en 7 jours et une légitimité de centaines de décennies, il n’en reste pas moins que la semoule est pourtant celle qui accuse la première place d’efficacité… Mais ça, ce sera pour la prochaine fois mes petits cordons ombilicaux !

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