Culture

4 séries comiques à découvrir

Tu l’attendais depuis un moment, et il arrive enfin : l’hiver. La saison des raclettes, du ski, de la neige, des centaines d’euros dépensés en cadeaux pour la famille, mais surtout du sport préféré de nombreux jeunes d’aujourd’hui, et certainement le tien: le binge-watching.

Pour pratiquer cette discipline, peu d’éléments sont nécessaires. Une connexion internet, un écran quelconque, un site de streaming, de la bouffe, une couverture, et surtout: des séries à mater. Mais bon, niveau séries, t’en as ras-le-bol de tous ces trucs prise de tête, entre Westworld, La Casa de Papel, ou encore Narcos. Toi, tu préfères les trucs plus courts, plus drôle, moins prise de tête. Mais bon, regarder une seizième fois Friends, ça commence à être lassant. tu connais les trois-quarts des répliques par cœur, et puis, le générique commence à hanter tes rêves les plus étranges. Heureusement, j’ai maté pour toi plusieurs séries comiques, et certaines d’entre elles valent vraiment le coup. Prêt ?

Brooklyn Nine-Nine, ou la fête au commissariat.

Ce n’est pas impossible qu’un de tes potes t’ai décrit cette série comme « Scrubs mais dans un commissariat ». Affirmation que je ne peux confirmer, tout simplement parce que je n’ai pas (encore) vu Scrubs. Mais de quoi ça parle, cette série ? Eh bien, durant les 22 épisodes par saison, tu suivras une troupe de détectives composée du sale gosse charismatique Jake Peralta, le héros de la série, de son partenaire et plus grand fan Charles Boyles, de la première de la classe Amy Santiago, de la ténébreuse Rosa Diaz, du musculeux et gros mangeur de yaourt Terry Jeffords, de la blasée Gina Linetti, et enfin de l’impassible commissaire Ray Holt. Si j’ai pris le temps de citer tous les personnages, c’est qu’ensemble, ils forment la plus grande force de la série. Sauf pour quelques rares exceptions, les ficelles scénaristiques ne servent pas à poser des enjeux narratifs (qui est le voleur, vont-ils réussir à trouver le tueur…), mais plutôt des situations dans lesquelles les détectives devront évoluer, jusqu’à aboutir à un final souvent extravagant.

En outre, la série va poser différents rendez-vous incontournables dans chaque saison, les plus marquants étant les épisodes d’Halloween, qui sont une compétition de malice entre Jake et le commissaire Holt, où ceux-ci ont jusqu’à minuit pour s’emparer d’un objet placé en évidence dans le commissariat le plus discrètement possible ; ainsi que les épisodes avec le voleur de Pontiac, némésis de notre héros. Et en-dehors de ces épisodes, Brooklyn Nine-Nine regorge d’expressions, de répliques ou de situations cultes. Ainsi, il n’est pas impossible qu’après un binge-watching intensif, tu te surprennes à t’exclamer « Noice ! » quand tu apprends une bonne nouvelle, à répéter frénétiquement « Cool cool cool … cool cool cool » lorsque tu es mal à l’aise, ou encore à crier « NINE NINE », cri de ralliement de cette fière équipe, devant ton écran. Un petit extrait?

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Jake Peralta, héros de Brooklyn Nine-Nine (une série aux centaines de GIFs, soit dit en passant)

The Good Place, ou le paradis satirique.

« Welcome! Everything is fine. » sont les premiers mots qu’Eleanor, héroïne de cette série, et toi découvrirez en lançant le premier épisode. Cette trentenaire aux cheveux blonds est morte. Mais tout va bien, elle arrive dans The Good Place, soit un paradis 2.0 qui s’oppose à The Bad Place, un enfer mis à jour. Michael, le gérant du lieu l’accompagnera alors dans une maison faite pour elle, passionnée de clowns, et la félicitera pour son travail accompli dans sa vie passée, en tant que médecin dans l’humanitaire. Mais le problème, c’est qu’Eleanor n’a jamais été médecin, bien au contraire, mais plutôt un parasite de la société, qui n’hésite pas à arnaquer ou à envoyer se faire foutre son prochain pour son plaisir personnel. Cette série est, elle, bien plus narrative, ne se limitant pas à un enjeu par épisode, mais en observant une continuité au cours des saisons (Eleanor doit d’abord s’adapter à The Good Place, au risque d’être repéré). En outre, ce paradis d’Eden permet aux auteurs de la série de relever différentes manies, différents aspects de la société occidentale pour s’en moquer ou en faire la critique. Satire d’autant plus complète de par les autres personnages que va rencontrer notre héroïne, qui représentent chacun une classe sociale différente : le philosophe Chidi met en évidence une certaine bourgeoisie intellectuelle, la très riche héritière Tahani va permettre de se moquer d’une catégorie sociale si autocentrée sur ses richesses qu’elle est complètement déconnecté de la réalité, et le personnage de Jason, c’est juste pour taper sur la Floride, Etat généralement considéré comme ayant la population la plus stupide des Etats-Unis.

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« Et sinon Eleanor, elle est comment ta série ? »

Umbreakable Kimmy Schmidt ou le cartoon moderne.

Après avoir passé quinze ans séquestrée dans un bunker et coupée du reste du monde, Kimmy va décider de s’installer à New-York et de rattraper tout ce qu’elle a raté. Internet, les études, les séries, le sexe, la cohabitation avec des gens qui n’ont pas vécu la moitié de leur vie dans un bunker, bref, tout y passe pour cette trentenaire à l’âge mental de 13 ans. Et c’est à partir de ce postulat que se crée toute « la magie » de la série. Celle-ci est totalement absurde, comme si elle avait été écrite par un enfant à l’imagination débordante. A titre d’exemple, un personnage, va, dans la saison 1, offrir un dauphin à Kimmy en gage de son amour. Pas une peluche. Un vrai dauphin. Qu’il tient sous son bras, hors de l’eau. En outre, le côté cartoon de la série se poursuit lors des quelques flashbacks, durant lesquels les acteurs adultes jouent leurs personnages enfant. Si la série garde une certaine cohérence, sans partir dans des délires complètement improbables à la Family Guy ou Rick and Morty (oui, parce que j’ai volontairement omis les séries animées. Rien ne vaut Bojack Horseman. Regardez Bojack Horseman.), de nombreuses fantaisies sont possibles le temps d’un sketch, allant de la comédie musicale, à la parodie du documentaire Netflix (cet épisode est absolument génial). Et une nouvelle fois, le côté parodique sert à dépeindre une certain satire des Etats-Unis, et notamment une critique du rêve américain, qui passe notamment par les différents personnages, comme Titus et son rêve d’être une diva, ou encore Jacqueline, portrait de l’épouse vénale qui choisit son mari pour son argent.

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Mesdames et messieurs, notre héroïne.

Modern Family ou littéralement, une famille moderne.

Pour terminer ce tour d’horizon de la série comique – essentiellement américaine, je m’en aperçois – j’ai choisi de vous parler du show le plus ancien de cette liste, et le plus terre à terre. Modern Family est une sitcom, tournée façon documentaire, c’est-à-dire caméra à l’épaule, avec différentes interviews des personnages pendant les épisodes, autour de trois familles. Il apparaît que ces familles n’en forment qu’une seule, reliées par le sang des Prichett, avec le père Jay dans l’une d’elle, sa fille Claire dans la seconde, et son fils Mitchell dans la dernière. On retrouve ici une narration de type davantage feuilleton, soit un enjeu par épisode, même si certaines histoires mineures ont une continuité au fil des épisodes. La grande force de Modern Family, c’est l’écriture complexe des personnages. Ils ont tous leurs paradoxes, leurs côtés touchants, et ne se limitent jamais à un seul type de caractère. La preuve étant la personnalité que va développer Lily au cours de la série, alors qu’elle n’est qu’un bébé dans la saison 1. On perdra peut-être le côté fantaisiste des autres séries que j’ai cité précédemment, mais pour mieux y retrouver quelque chose d’humain, de plus sensible. Alors, certes, certaines situations peuvent avoir un côté irréaliste, grandiloquent, après tout c’est une fiction, mais on finit toujours pas y croire, et par s’investir émotionnellement dans les petites histoires de cette famille moderne. Et un extrait pour terminer.

MF
« Il était bien mon article, Phil ? »

Voilà pour ces quelques séries. Comme tu peux t’en douter, des séries comiques courtes, il y en a des dizaines voire des centaines rien qu’aux Etats-Unis (et désolé encore pour cet américano-centrisme). Entre les séries animées allant de Family Guy à Big Mouth, ou les sitcoms les plus célèbres comme The Big Bang Theory, le choix est particulièrement vaste. Mais si, parmi ces quatre propositions, tu as pu aiguiller un peu plus précisemment ton choix, eh bien j’aurai réussi la mission que je me suis imposé. En attendant, NINE-NINE !

 

 

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