Culture

Tout schuss au Winterock !

Cette fois-ci, on s’éloigne un peu de la capitale des Gaules pour aller se perdre dans les monts enneigés de mon pays, j’ai nommé la yaute (plus communément appelée la Haute-Savoie par les monchus). Et on va de nouveau parler festival, et j’ai de nouveau fait une interview pour les feignasses, mais ce coup-ci nous parlerons festival d’hiver (c’est bien tu as suivi), donc pas un open-air parce que chez moi on a les pingouins dans les champs dès novembre.

Le Winterock, c’est une bande de copains qui aiment le gros rock qui tache (celui qui faisait des acouphènes de trois jours dans les concerts de 92, pas les trucs de pleureuses actuels), le métal qui te laisse autant de bleus qu’une séance de massage par Mike Tyson, et boire des litres de (plus ou moins) bonne bière pendant les grandes chaleurs Hellfestivales (l’été, c’est pour les pleutres).

Mais le métalleux, au même titre que le punk (pour une fois), est désœuvré lors de la saison du ski (et oui, même un métalleux de la yaute). N’hibernant pas, celui-ci tourne vite en rond entre deux prises de mesure de poil de barbe et entretien de sa crinière satanière. Faire du Headbang seul face à ses enceintes d’occasion, dans son garage, ça a tendance à le rendre mélancolique.

Mais, il y a 5 ans, Samuel et Cyrille ne se sont pas laissé aller à cette tristesse saisonnière: ils ont empoigné leurs téléphones, leurs carnets d’adresse, une feuille Excel, leur Kro éventée et ils se sont mis à appeler les copains : zikos, techos, gestionnairos de sallos et l’aventure a commencé.

Le but était donc de faire revivre les métalleux des montagnes (s’ils sont amorphes trop longtemps, ils vont se fighter avec des ours, et personnellement je commence à avoir trop de tapis, c’est chaud et pas très vegan) pendant une période où la culture musicale se fait plutôt discrète, surtout dans des coins où l’on a peu de salles de concerts attractives. Mais l’autre but était de faire jouer les groupes du coin, leur donner de la visibilité, leur permettre de tourner à un moment de pénurie où chacun se jette sur les quelques salles de bar permettant une scène pour plus de deux personnes.

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L’ambiance est cool, on se connait, on se tape dans le dos, la plupart des artistes viennent taper la discute avec les bénévoles et le public en attendant leur tour. Accueil savoyard : on te propose des plats cuisinés avec du local, sandwich à la tomme et au jambon cru (de son petit nom « le bourrin ») et, si les conditions le permettent, une giga-tartiflette.

Depuis deux ans, le festival a pris un envol considérable. Ayant commencé dans une petite salle de Bonneville (en Haute-Savoie, t’as pas suivi putain) nommée le Scart-à-B, l’équipe a réussi à avoir accès à l’Agora de la ville pour sa troisième édition. La même année, l’équipe proposait deux scènes et avait pour tête d’affiche rien de moins que les légendaires Black Bomb A. Ils ont été suivis l’année suivante par les génialissimes Opium du Peuple (tu peux pas lutter, c’est la lutte finale du punk en talons et bas-résilles).

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Cette année, la prog est dense, avec de plus en plus de surprises. Mais il y a deux nouveautés majeures. Tout d’abord, l’équipe a pu se permettre une soirée Winterock Session en novembre, dont le but était d’avoir une scène ouverte avec un groupe local: Jc Jess (les stars des montagnes) et un groupe national: Bukowski (too bad for you, c’est passé). Mais surtout, le festoche aura lieu sur deux soirées avec un soir métal (bien entendu, ça reste les WinteROCK) pour clôturer, mais cette année le Winterock s’ouvrira sur une soirée Reggae/Hip Hop, pour venir te prendre de bonnes grosses basses d’entrainement avant de te prendre de VRAIES bonnes grosses basses (ouais, je juge tes goûts de fiotte, tu veux te battre ?).

Le Winterock 2019 sera les 18 et 19 Janvier à Bonneville (74). Les préventes sont à 12€ la soirée (18€ les deux) par personne, et si tu veux venir « gratuitement » soit tu as moins de 12 ans soit… et bien, on n’a jamais trop de bénévoles dans un festival donc contacte les darons de l’équipe (en plus, après on fait un gros repas tous ensemble, avec beaucoup d’alcool).

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Bisous à tous les petits serviteurs du diable. N’hésitez pas à aller checker la prog sur l’événement.

Si tu lis cet article après le 19 janvier 2019, ne sois pas déçu, l’aventure n’est sûrement pas finie.

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Ils étaient tout fiers, c’est meugnon. Source: Facebook

Crédit Photo: Denis Charmot Photographe (l’homme qui est sur tous les fronts rocks de Haute-Savoie)

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Un commentaire

  1. Petit rectificatif à ce joli, enthousiaste et chaleureux article… La belle jeune fille sur la photo ne fait plus plus partie de l’équipe des organisateurs depuis 2 ans. Par contre, Martin est depuis 3 ans déjà également complice avec Cyrille et Samuel. Autrement dit ils sont 3 organisateurs.
    Moi je suis une bénévole qui, entre autre, fouille sur internet pour voir ce que l’on raconte de mes petits camarades.
    Merci pour cette annonce.
    A vendredi donc… pas sûr si j’ai bien compris… A samedi alors sans aucun doute!

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