Premiers jets

Transfuse – cadavre exquis

Je ne tiens pas à ce que vous sachiez cela; 

Mon seul asile est ce tombeau portant son nom, 

Dans le fond, cela n’était que futilité.
 

Il est fait de froid cet homme au teint si rosé,

Ce que je m’apprête à dire n’ira pas au delà

Ivre le bateau, ivre où chavire son corps

Car vous, vous en avez déjà connaissance;

Les roses amicales sont fanées, flétries


Durant une déambulation vers les hauteurs,

Retiens tes larmes, je les boirai un matin

Je ne surplombais non pas que l’urbanisme

D’où a jailli d’outre-tombe cet air si pur

Mais aussi – moins commun – l’entièreté de ma vie


Passe et repasse le chien qui titube hélas

Je voyais se dérouler, s’emmêler ce fil 

Reconnais-tu, reconnais-tu ici et là

Si fragile, commun à ces deux entités.


Que vous, vous le vouliez, ou le sachiez ou non

Il est le temps morne d’une flèche tombée, 

À mon avis, n’est pas de grande importance

Celui, celui qui rodera jamais heureux

Mais je tenais à le dire, mea culpa

M’en allant, allant comme toi pour se connaître 

Devant les forces de cette dernière instance.


Dans le rétroviseur, motels hideux à nous deux

Au sommet -coulisse- le pourpre prédominait,

Refermez les paupières et rêvez, d’un navire 

Pourpre : flamme, rage, justice, sang, phénix.


Embrasée Madame, embrassée de roses blanches

Et ces deux existences, je les contemplais

Et du soir au matin, je me suis éveillé 

Comme une dernière immortalisation : 

Sur cette barque immobile, 

Je n’étais qu’un témoin.


Par Victor Cabras et Guivède

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