Culture

Rock Around The Clock #1 – Abbey Road

Chaque année, des centaines d’albums fêtent leur anniversaire dans l’oubli. Pour les célébrer, on va revenir sur 5 albums qui vont souffler leurs bougies en 2019. Pourquoi 5, me direz-vous ? Parce qu’on a choisi de commencer en 1969 et de remonter de dix en dix pour s’arrêter à 2009. Premier épisode consacré à Abbey Road, qui vient tout juste de fêter ses 50 ans.

(Mentions honorables : Led Zeppelin – Led Zeppelin 1 & 2, The Who – Tommy, King Crimson – In The Court Of The Crimson King, The Rolling Stones – Let It Bleed)

Comme vous pouvez le constater, l’année 69 fut riche en sorties mémorables et n’en sortir qu’une seule est difficile. Mais ne pas rendre hommage à Abbey Road serait de l’ordre du crime de lèse-majesté. Depuis 66, les Fab Four sont dans leur phase studio. Fatigués des tournées et du public, les Beatles se sont concentrés sur leurs albums, en donnant une plus large place à l’expérimentation. De cette période découlera les sorties de Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band, The White Album ou encore Abbey Road.

En 1969, l’entente entre les membres est plus que fragile. Malgré tout, ils veulent terminer sur une bonne note, c’est pour cela qu’ils refont appel à George Martin, leur célèbre producteur, pour réaliser cet album. Et s’il est sorti avant Let It Be, c’est bien Abbey Road qui sera la dernière production des Beatles. Deuxième plus grosse vente de leur histoire, cette production amènera des nouveautés comme l’enregistreur 8 pistes ou encore, l’apparition d’un synthétiseur Moog amené par George Harrison. C’est d’ailleurs cet instrument qui sera utilisé pour créer ce bruit parasite que l’on entend sur la dernière chanson de la face A : « I Want You (She’s So Heavy) ».

Tant qu’on est sur cette chanson, évoquons également le fait qu’elle contient la particularité d’être la première enregistrée lors de cet album. Mais c’est aussi autour de ce titre que les 4 Beatles se sont réunis pour la toute dernière fois afin de terminer Abbey Road. Une chanson d’amour écrite par John Lennon à sa dulcinée Yoko Ono qui aura le mérite de rajouter une corde de plus à l’inventaire des styles joués par les Beatles. En effet, avec cette fin lancinante de plus de 3 minutes, les Scarabées peuvent se targuer d’être dans les précurseurs du Stoner rock, style ayant explosé dans les années 90 avec la scène Californienne composée de Kyuss ou encore Fu Manchu.

Abbey Road est presque un double-album puisque la face A est du pur Lennon tandis que la Face B est une sorte de Medley sorti de l’imagination de Paul McCartney & de George Martin. Le duo voulait continuer sur leur approche de la musique entreprise sur Sgt Pepper. C’est ce qui fait que John Lennon n’était pas un grand fan d’Abbey Road, notamment de la partie McCartney. Il considérait qu’on n’y trouvait pas de vraies chansons dessus. Il a donc émis l’idée de regrouper ses compositions sur une face & celle de son collègue bassiste sur l’autre, ce qui fut retenu.

On pourrait parler de la pochette iconique avec un McCartney pied nu qui a alimenté toutes les rumeurs et autres théories du complot autour de sa mort. On aurait pu saluer les deux chansons pépites de George Harrison que sont « Something » & « Here Come The Sun ». Ou bien on aurait pu parler de la chanson cachée : « Her Majesty » qui est citée comme étant une des premières Hidden Track du rock. Pour l’anecdote, Paul McCartney a joué cette chanson lors du 50e anniversaire sur le Trône de la Reine Elizabeth. Cette dernière est restée très stoïque devant cette performance. Mais on préfèrera vous dire d’aller écouter ou réécouter cette perle de la Musique. C’est une énième preuve du génie des Beatles, qui reste l’un des plus grands groupes de l’Histoire, si ce n’est le plus grand.

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