Etudiant

Ce que le campus de Bron m’a apporté

Après trois longues et tumultueuses années, je dois dire adieu au bel et vaste campus Porte des Alpes. Il m’a vu grandir, mûrir, échouer, réussir parfois, échouer surtout, rire beaucoup, rager davantage et pourtant aujourd’hui, je lui tourne le dos pour aller vers de nouvelles contrées. Mais je ne pouvais pas m’échapper de ce si doux établissement sans le remercier pour les compétences essentielles et l’expérience singulière qu’il m’a fait acquérir.

L’art du balécouille vestimentaire

Je me souviendrai toujours de ce premier jour en L1, sapée en bombe pour épater les collègues : petite jupe, collant fin et beau décolleté. Force est de constater que le gnome que l’on voyait débarquer à 10h en Sociologie des Organisations Politiques en L3, en veste jaune Camel décolorée, cheveux dressés sur la tête et jean troué, était un peu moins sexy. Mais ce qu’il faut en tirer, c’est que malgré une apparence digne d’une betterave trop cuite sur la fin, je ne me suis jamais sentie jugée et ça c’était plutôt chouette d’avoir le droit de ressembler à rien, alors merci.

L’acquisition de 1000 points de patience 

Alors, j’ai énormément hésité à faire ce remerciement et ce n’est qu’après un vrai travail de reconnaissance et de positivité que j’en viens à dire merci aux ordinateurs de la BU (miséricorde). Nul autre lieu ne peut autant mettre ton sang-froid à l’épreuve. Et pour cause, combien de temps ai-je passé devant ce fichu écran de démarrage de Windows pour imprimer seulement une feuille, alors que mon exposé était censé avoir commencé il y a déjà bien dix minutes ?

Renforcer son intestin 

Mieux que le meilleur trip au fin fond de l’Inde, la cafet’ du CROUS et son succulent sandwich brie ont fait de mon intestin le plus fort de tous les soldats. Même plus peur de lécher le sol du Petit Salon à 7h du matin maintenant !

Acquérir la capacité à résister dans un milieu hostile 

Je ne pouvais partir sans témoigner de l’immense reconnaissance que j’ai envers le tram T2 alias « SheitanT2 ». Laissez-moi argumenter ! En effet, après un an et demi à vivre une heure par jour avec l’aisselle de Jean-Yves dans la face ; Yvette qui enfonce son sac à dos dans tes côtes ; Bernard qui rigole beaucoup trop fort dans ton oreille gauche ; Valérie qui t’écrase pour la 6eme fois le pied avec sa botte à talons ; Thierry qui rage et pousse tout le monde ; Bernadette qui a décidé de promener son gamin en poussette en utilisant le tram à 7h50 à Grange Blanche et Marcellin qui subit son troisième malaise en 10 min, mon corps a développé une capacité de résister en milieu extrême. Mais ce calvaire m’a surtout motivé, pour le restant de mes déplacements entre chez moi et Bron, à faire chauffer mes mollets et à investir dans un vélo. Plus écologique, je suis par ailleurs devenue encore plus fraîche (non).

Je m’arrêterai sur ces quatre points parce que j’ai un peu la flemme d’en trouver d’autres. Mais il est important de noter que malgré ses nombreux défauts, ce campus m’a accueilli durant trois ans et que j’y ai rencontré des merveilleuses personnes.

Alors adieu Campus de Bron, nous ne nous reverrons sûrement jamais, mais c’est peut-être mieux ainsi !

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