Culture

Les séries les plus influentes de la décennie

Pour clore cette décennie, j’ai hésité à faire un « TOP 10 DES MEILLEURES SÉRIES DE LA DÉCENNIE » mais on va pas se mentir, l’intérêt de savoir quelles sont mes séries préférées sorties ces dix dernières années est très minime. Après une petite réflexion, j’ai donc plutôt opté pour une liste des séries les plus influentes et les plus impactantes de cette décennie. Qu’elles aient impacté les téléspectateurs, en termes de format ou de façon de regarder les séries, ou plutôt les gens derrière les séries en termes de réalisation et de scénario, voici les séries les plus importantes de la décennie, selon moi, tout cela garanti sans spoilers et avec un petit résumé vite fait pour chaque série !

Breaking Bad

Résumé vite fait : série centrée autour d’un prof de chimie un peu loser qui décide de devenir un dealer de drogue parce qu’il va mourir, donc autant faire de la moula avant de partir.

On commence par l’évidence. Oui, elle a commencé à la fin des années 2000, mais son impact s’est senti bien après cela et son prime en termes de qualité était clairement au début des années 2010. Le plus grand impact de Breaking Bad est sans aucun doute sur le scénario. Breaking Bad mettait en scène un anti-héros, Walter White, un personnage qui devient de plus en plus détestable, mais qui reste au centre de l’histoire et qu’on continue à apprécier, pour différentes raisons. On pourrait citer d’autres séries avec un anti-héros à son centre, notamment Profit, série méconnue et qui a assez vite été annulée tellement elle est arrivée trop tôt, ou même Dexter quelques années avant Breaking Bad. Mais on va voir beaucoup plus de séries avec des anti-héros apparaître après le chef d’œuvre de Vince Gilligan : House of Cards, Hannibal, Power et celui qui semble le plus évident : Narcos. En bref, Breaking Bad n’était pas la première série avec un anti-héros, mais elle est bien celle qui a popularisé cette prise de position et a influencé toute la décennie après elle.

Game Of Thrones

Résumé vite fait : série chorale (= avec beaucoup de personnages, plus ou moins liés, et que tu retiens plus ou moins aussi) de fantasy centrée sur qui va devenir le roi d’un continent et aussi comment ils vont tuer des zombies faits en glace.

La seconde évidente, c’est bien Game Of Thrones. Sans parler de sa fin, qui a provoqué bon nombre d’émois, c’est probablement la première vraie grande série qu’on n’ait jamais eue. Le budget hors norme couplé aux volontés derrière ce projet nous donne un spectacle incroyable. Les premières saisons ont également eu la chance d’avoir le bouquin sur lequel se reposer, ce qui nous a donné des saisons mieux écrites et plus cohérentes, intéressantes, à regarder, mais on ne peut enlever l’indéniable spectacle que nous ont offert les dernières saisons. Et on ose imaginer qu’elle va impacter bon nombre de séries à venir dans la prochaine décennie, avec The Witcher qui vient de commencer, mais aussi la série Seigneur des anneaux qui est attendue pour 2021. Bref, GoT fut un phénomène qui a impacté toute une génération et nous a offert un spectacle monstre. On peut également noter par exemple la “mode” qu’a créé la série concernant la mort surprise d’un personnage principal, ce qui était inimaginable avant son arrivée. En espérant tout de même que ses héritières prennent plutôt exemple sur les premières saisons.

This Is Us

Résumé vite fait : série chorale centrée autour de quatre personnages qui sont nés le même jour (ça a l’air nul comme ça, mais en vrai c’est pas mal).

Véritable phénomène aux Etats Unis, même si ce fut un peu moins le cas ici, This is us a clairement enfanté bon nombre de séries. En vérité, il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est que la série est très bien, qu’elle a fait de très bonnes audiences, et que par conséquence les autres chaînes ont décidé de sortir « leur » This Is Us. Tandis que la décennie précédente, chaque network voulait sortir « son » Lost (les 4400, Jericho, Flashforward…), voici les This Is Us-like : A Million Little Things et The Village. Et on risque d’en avoir encore d’autres dans les années à venir. Cela dit, comme pour Breaking Bad, This Is Us n’est pas la mère des séries familiales bien évidemment, Brothers and Sisters ou Parenthood l’ont fait avant. Elle n’en est que la consécration et la série qui a créé le phénomène.

Fleabag 

Résumé vite fait : série sur une meuf détestable un peu, mais elle est drôle donc ça va. Et surtout, elle est perdue dans sa vie, et on comprend très vite pourquoi. Et du coup on la suit et on voit comment elle tente de survivre dans le monde londonien qui l’entoure.

Fleabag est l’une des séries les plus britanniques qu’il m’ait été donné de voir. Elle fait partie de cette mode des « dramédies », ou comédies dramatiques comme vous préférez, qui ont un format d’une trentaine de minutes par épisode, et qui sont souvent centrés sur un personnage vachement noir, cynique, hors du temps, etc. Pour être honnête, elle mérite pas sa place dans cette liste, parce qu’elle n’est pas celle qui a lancé la mode des dramédies de 30 minutes, mais elle en est l’apogée, celle qui réussit le mieux à rendre ce format parfait et intéressant, bref elle est là parce que c’est très bien et que je voulais en faire la pub. J’aurais également pu citer Atlanta, qui en a marqué plus d’une dans le genre, mais je ne l’ai malheureusement pas encore vue. Et pour en citer encore d’autres qui sont arrivées avant Fleabag, on pourrait parler de You’re the worst, Better Things, Smilf, Crashing, et celle qui est plus ou moins à l’origine de tout ça : Louie.

Les séries Netflix

Résumé vite fait : une série que tu regardes en 24H et que t’oublies aussitôt, dont tu parles jamais autour de toi parce que personne n’en est au même point et que t’as oublié ce qui se passait dans l’épisode 3, et que du coup bah t’en parles pas.

Vous l’avez compris, j’aime pas trop les séries Netflix. Du moins, je n’aime pas le format qu’impose Netflix dans leur diffusion. Pour être honnête, j’ai hésite entre mettre Orange Is The New Black, House Of Cards ou Stranger Things pour illustrer ça, mais je me suis vite rendu compte que plus impactant que tout ça, c’était Netflix. Avec Netflix est arrivé le phénomène de sortir toute une saison d’un coup. Au début c’était cool, c’était nouveau, même moi j’ai adoré et j’ai regardé mes séries super rapidement “grâce” à ça. Puis très vite on se rend compte de la supercherie : on oublie bien plus vite une série qu’on regarde de cette manière qu’une série qu’on regarde hebdomadairement. Mais outre le jugement que je fais à ce format, je reste forcé de constater que c’est celui qui plait aux gens aujourd’hui. Notre société pousse à une consommation toujours plus forte et toujours plus rapide. Plus le temps d’avoir le temps, plus le temps de patienter : on veut tout, tout de suite. Et Netflix leur donne ça, mais aussi Prime ou même Hulu. Cependant, il est intéressant de noter que Disney + et Apple, les nouvelles plateformes qui essaient de se faire leur place, ont renoncé à ce format. Bonne ou mauvaise idée ? On le saura sur le long terme. Mais ça fait du bien, quand même.

The Leftovers et Utopia

Résumé vite fait : The Leftovers ça parle des gens perdus et de leurs vies 3 ans après que 2% de la population ait disparu d’un coup, comme par magie, sans que personne ne sache pourquoi (en gros : tu déprimes à mort devant), tandis qu’Utopia ça parle de geeks qui kiffent un roman graphique, et en fait il s’avère que c’est la merde parce qu’un complot mondial et hyper meurtrier est lié au tome 2 de ce roman graphique (plus ou moins)

Bon, là on va pas se mentir, ces séries n’ont eu que très peu d’influence durant la décennie, si ce n’est sur mon cœur et mes goûts. Je tenais à les mettre là parce qu’une série n’est pas importante que par l’influence qu’elle a, mais aussi par sa qualité bien évidemment. Et pour ne pas oublier cela, voilà deux des plus grandes séries de cette décennie, que je conseillerais à tour de bras à n’importe qui qui voudrait découvrir l’art de la série. Elles sont d’une perfection rare et frappante, dures à digérer, mais ça en vaut le coup ! Si vous deviez retenir deux séries de cet article et de cette décennie c’est celles-là : Utopia et The Leftovers.

Les mentions honorables :

Skam, pour son format avec des clips qui sortent tous les jours et qui formaient un épisode à la fin de la semaine, et la manière dont cela s’est propagé dans le monde avec les différentes versions par pays.

American Horror Story et Black Mirror, qui chacune de leurs manières ont ramené au goût du jour une forme de séries anthologiques. American Horror Story avec le changement à chaque saison, et Black Mirror avec le changement à chaque épisode.

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