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Dérive Éclatante – poème

Noire la nuit qui passe, idolâtre
Fine toile blanche sur fond de foule,
Absinthe absente et pourtant je me noie
La structure s’efface et la torpeur en découle.
Coeur de satan sous la lune, au ponant
Ici et là, des montées de rêves solitaires
En file bougent males bêtes aux yeux rouges
S’enchevêtrent sans atteindre destinations,
Dix pieds sur le trottoir, un chat noir 
À la lueur d’une fine artère.
Solitude et lassitude, s’égouttent les larmes
Nuit blanche décolorée, phares rouges torrentiels.

City the night, Métro ravale les gens
Mélodie urbaine à unique destin, note !
Fussent poches vidées, speedball consommé

Oui tu fumes, et caresses les murs du soir
Nerveuse et rares sont les terminaisons,
Réverbère, je ferme blessures 
Dans ce rythme infernal, seul se repose le ciel.
Serré à la gorge, le surlendemain
Des trainées de poudre se séparent,
Portes fermées, volets entrebâillés tu avances soulier
Lignes parallèles aspirées dans des coins,
Promesse d’une envolée pour un hôte
Le goudron ruisselle sur tes paupières
Au bord d’une fuite, grand départ.
Pluie de peur fumante, amante déplacée
Artifices d’âmes peinent sur obscurs joints,
Il y avait entre ses mains, écume d’ombres 

City the night, l’impossible crucifié 
Dans une peur viscérale de la tourmente
Fussent poches vidées, speedball consommé

Les nuances d’esprits se confondent.
Marche quotidienne, les bonnes âmes sont fraîches 
Mésaventures de parachutistes en descente :
Ses pieds foulent sans bruit 
Fin de réception sur les grandes ondes,
La nuit qui précéda sa mort
Extinction des feux et masse en perditions,
Le 13 octobre, city the night  
Sont ce qui béatifie une ville.
Le petit jour réchauffe les contours 
La nuit s’endort, Pandore infinie. 
Du garçon, voilà qu’il dort 

par Guivede et Victor Cabras

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