Culture

Exploration derrière les têtes de rayon #6 – Métonymie

Métonymie (n. f.) : FIGURE DE STYLE : Remplacer un terme par un autre en comptant sur leur lien logique pour la compréhension du sens.

Par exemple : Je vais me faire un japonais ne signifie pas que je vais rappeler mon ex originaire de Kyoto pour réhydrater le désert de ma libido, mais plutôt que je vais aller me faire péter le bide dans mon resto préféré… A moins que je n’aille me faire péter le désert de ma libido par mon ex de Kyoto plutôt que de rappeler mon resto préféré pour réhydrater mon bide… I’m confused.

Oh ? On parle pas de la bonne métonymie ?  My bad, I’m confused.

Métonymie (n. fem.) : TERME MUSICAL : Eh bien on sait pas trop mais c’est cool.

Certes, c’est bien beau sur le papier mais en vrai ça donne quoi ? Et bien ça donne la musique de quatre petits gars qui en ont fait leur signe distinctif de composition. Comment ça on peut pas en faire un signe distinctif ? Mais si ! Ils l’ont fait, et, croyez-moi, ils l’ont bien fait.

Vous entrez dans un univers Electro-Rock Alternatif tout en images musicales qui viennent toucher directement ton cerveau par une pression de la paume sur le front, le tirent hors de ton corps et t’emmènent prendre un bain revigorant dans la voie lactée.

La première note résonne, tu ne peux plus t’enfuir. Pas la peine d’appeler la tour de contrôle, tu es déjà trop loin de Major Tom. Tu es embarqué.e de force dans cet infini de sensations auditives. Le rythme s’emballe et ta chair toute entière devient ta navette personnelle. Elle vibre, beaucoup plus que pour les musiques auxquelles tu es habitué.e, tu erres au milieu des comètes en diffusant ce son si intriguant par tous tes pores, à l’extérieur et à l’intérieur de toi-même.

Les sensations sont trop fortes, orgasmes sous acides assimilés par voie hertzienne. C’est un piège. Quatre jeunes hommes, face à toi, plus imprégnés par leur musique que le serait un derviche par sa danse. Quelque chose de plus grand qu’eux, de plus grand que toi, les empêche de donner ne serait-ce qu’une poussière d’étoile de moins à la salle, transportée, pendant que tous tes muscles reçoivent de plein fouet un grisement que l’on ne ressent que quand on va faire un pas dans le vide.

Ton sang devient une grosse caisse refusant de s’arrêter, tes ongles sont des cordes suppliant de résonner, ta peau est un clavier frappé. Quand on annonce la fin du voyage, tout ton corps tente de retenir Apollo.

Métonymie c’est ça. Une sensation qui va traverser l’entièreté de ton anatomie comme une vague de météorites intérieures, puis qui te laisse pantois.e sur tes deux pieds, ne pouvant faire autrement que d’applaudir. Mais malgré le super concert qu’ils nous ont livré en Janvier 2020 à Lyon (auquel j’étais et pas vous, vous commencez à comprendre le principe de cette rubrique) qui m’a fait nager avec les dauphins interstellaires, eh bien j’ai toujours pas bien compris ce que c’était qu’une métonymie.

Mais pour tenter d’investiguer, j’ai demandé à chaque membre du groupe d’éclaircir ma lanterne en une phrase :

Le guitariste : Antoine

Pour moi, c’est d’imager et de décrire la naissance de l’univers, l’espace et tout ce qui nous entoure à travers notre conception de la musique en ayant un lien le plus logique possible entre les deux. Cette thématique est très vaste, c’est pour ça que notre set oscille entre des moments très musicaux et des moments plus « bruitistes », le but étant de communiquer et de partager avec le public ces images par le biais de notre musique.

Le pianiste machiniste : Marcian

C’est comme une perturbation sur un signal sonore. Et du coup ça représente, pour nous, toutes les parties noise, un peu plus expé, dans notre musique qui, dans le set de base, n’est pas si expérimentale je trouve.

Le bassiste : Yann

La Métonymie c’est définir un concept avec un autre concept. Et justement Métonymie c’est un groupe qui traite plus ou moins de l’espace, donc le but c’est d’exprimer le concept de l’espace avec le concept de la musique.

Le batteur : Arnaud dit « Babé » : (En grand ego trip artistique engagé, peut-être même qu’il en a les tétons qui pointent)

Ça signifie que les bruits de l’univers nous servent d’éléments musicaux. L’univers est notre muse.

Tout est limpide. Pas besoin de se former à la NASA pour aller dans les étoiles légalement, il suffit d’écouter Métonymie.

Vous pouvez les retrouver sur Facebook et sur Instagram.

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