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Le dernier homme |Partie 3|

Précédemment, dans « Le Dernier Homme »…

4 heures qu’on sillonne ces couloirs, remplissant petit à petit nos sacs. Je n’en espérais pas tant, des piles, des munitions, des rations de nourriture, j’ai même trouvé un livre qui semble avoir été épargné de l’humidité et des moisissures. Je ne pensais pas qu’on en trouverait encore. Toutes ces trouvailles me font peur, c’est bien trop beau et facile.

On progresse efficacement, mais il va falloir prendre une décision, partir avant la nuit, ou prendre le risque de rester ici pour partir demain matin, ce qui nous laisserait le temps de fouiller le maximum de choses. MERDE ! Qu’est-ce que c’était que ce bruit ?! Ça ne ressemblait en rien à ce qu’on entend depuis ce matin. Quelque chose bouge…

On échange des signes, on est d’accord, quoique tu sois mon mignon, on t’attend de pied ferme. Une masse sombre se dessine alors traversant le couloir. Il ne nous a pas vus. On recule alors doucement direction la cage d’escalier pour se barrer au plus vite.

C’est alors qu’une porte claque juste à coté de moi, je sursaute… Et trébuche … Le fracas de ma pelle et mon pied-de-biche au contact du sol, résonnent dans tout le bâtiment. Je me pétrifie et attends. Cette masse noire refait surface à 50 mètres de nous, ça semble ramper, impossible de voir un visage, pourtant je le sens au plus profond de mes tripes, il me regarde. Un hurlement indescriptible retentit, et se répercute dans chaque foutue pièce du bâtiment, chaque os de mon corps. Foutu pour foutu niveau discrétion… J’esquisse même un sourire quand mon doigt se pose sur la détente de mon mark12. Le recul de celui-ci finit de me déstabiliser. Alex prend le relais. Je sens chacune de ses balles effleurer mes oreilles, les détonations me rendent presque instantanément sourd. La chose disparaît à travers la poussière, on se barre.

Dans la précipitation je m’aperçois trop tard que nous sommes descendus un étage trop bas. La sortie est au-dessus de nous, mais la chose également, on peut l’entendre nous chercher au-dessus de nos têtes. On est pris au piège. Qu’une seule chose à faire, trouver une autre sortie, ou l’affronter à nouveau. Direction les sous-sols. On est obligé de progresser lampe allumée, c’est l’obscurité totale ici. Plus nous avançons, plus l’odeur de cadavre est forte. J’ai l’impression qu’on fonce droit dans un charnier. Tout est froid et humide ici, j’en regrette presque notre vieille forêt, nous n’avions pas l’odeur au moins.

On finit par arriver dans une sorte de grande salle de bains, c’est un foutu cul-de-sac. Toutes les sorties ont été murées. Bonne nouvelle, nous ne sommes toujours pas repérés. Mauvaise, on entend la chose approcher. D’ici peu de temps il sera là. On doit se préparer. Ce sera lui ou nous.

Les flashs de chaque tir illuminent la pièce, je commençais à peine à perdre ce sifflement dans les oreilles qu’il recommence de plus belle. Cette merde ne lâchera pas. Impossible de savoir si on l’a touchée. Je garde le couloir en visée tandis qu’Alex recharge. Un nouveau coup de feu retentit. Étrange, je n’ai pas tiré…

La suite dans la dernière partie !

Un récit photographique par Bab.

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Bab

Passionné d'Histoire, et d'exploration, j'arpente toute sorte de lieux abandonnés, un appareil photo en main, dans le but de garder une fraction du passé !

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